LE MOT « MÉDITATION » VOUS REND NERVEUX » RELISEZ LE PETIT PRINCE !

lepetitprince

Pensez-vous que la méditation est une expérience vraiment exigeante, voire insupportable ? Est-ce que l’idée même de méditer vous rend nerveux ? Est-ce que c’est pour vous une pratique mystérieuse qui ne semble agréable qu’aux moines aux robes rouges tel le Dalaï Lama ?

Voici 3 raisons pour lesquelles la méditation est un plus pour votre vie !

1)    La pratique de l’attention répond au besoin de savoir établir un calme dans son esprit lorsque nécessaire alors que votre quotidien est très rempli et très actif.

2)    La pratique de l’attention permet d’établir petit à petit un plus grand calme devant tous les hauts et les bas de votre vie ! Vous apprenez à faire le ménage dès que nécessaire, à trier ce qui est important de ce qui ne l’est pas, vous restez léger et conservez un esprit de vacancier.

3)    La pratique de la méditation se réalise très simplement, par la pratique de l’attention quelques minutes par jour, 2 à 3 minutes suffisent ! Allez lire l’exercice proposé à la fin de l’article et faites comme le Petit Prince!

 

L’ATTENTION : UNE BOUFFÉE D’AIR DANS VOTRE VIE QUOTIDIENNE

Comme je l’ai déjà mentionné, l’attention est un élément clé pour rencontrer le bien-être, particulièrement dans son esprit (allez lire La concentration, force cachée du yoga ou encore Attention et action! L’espace intérieur comme clé pour plus de détails).

Nous avons souvent besoin de couper avec un certain mode de pensée du quotidien :  métro-boulot-dodo, les multiples responsabilités ou la pression au travail. Dès que les vacances arrivent, elles donc sont attendues avec tant de hâte. On a besoin d’avoir enfin autre chose dans notre tête que notre quotidien et nos préoccupations!

Une fois en vacances, vous vous promettez de belles résolutions : un mode de vie plus sain pour cultiver un esprit plus léger, plus agréable au cours de l’année, du sport et des sorties en plein air, etc. Malgré ces résolutions géniales, petit à petit votre état d’esprit un peu plus chargé, un peu plus lourd s’installe au quotidien, les perspectives et les possibilités de votre vie rétrécissent un peu jusqu’aux prochaines vacances.

Nous avons donc que peu de prise sur notre complexe esprit et souvent peu de temps pour pratiquer des activités qui aèrent l’esprit.

Ce qui est important pour une vie en santé est de découvrir à prendre ces bouffées d’air frais quand on le veut, sans avoir besoin d’un lieu ou de dispositions particulières.

Il existe de très simples techniques de méditation pour apprivoiser ce qui se passe dans notre tête et faire en sorte d’amener l’esprit à être plus positif, plus aéré, plus disponible! Bien sûr, les activités physiques sont toujours d’un grand support pour accompagner et préparer à la méditation.

DEVENIR OBSERVATEUR OU DEVENIR PLUS TENDU, LÀ EST LA QUESTION !

Êtes-vous capable de prendre chaque jour un peu de distance face à vos sensations physiques, à vos émotions, à vos pensées ?

Ce n’est pas évident, j’en sais quelque chose !

Pendant nombre de shavasanas (moment de détente de 10 minutes à la fin d’un cours, cousin de la méditation assise), je me suis retrouvée à ne penser qu’au bas mon dos qui me faisait mal. Dans tout l’espace que j’avais pour me détendre, la douleur ou l’inconfort prenait toute la place.

À force, je me frustrais de cette douleur, de cette incapacité de me détendre, puis finalement, j’augmentais mes tensions au lieu de favoriser ma détente.

Au lieu de prendre de la distance face à ma situation, je me laissais avaler, happée par celle-ci ! En plongeant dans la pensée ou l’émotion qui m’habitait à ce moment-là, cela faisait ressurgir d’autres pensées qui cultivaient cet état, et cela dans une boucle sans fin.

Quand vous prenez enfin l’espace de vous arrêter pour méditer ou simplement devenir attentif, toutes sortes de pensées, de sensations et d’émotions ressurgissent ! Vous pouvez donc facilement trouver insupportable de vous sentir envahi !

La semaine dernière, j’enseignais la méditation et deux pratiquantes m’ont dit : « ouf c’est difficile, pendant toute la méditation, je trouvais cela difficile ! ». Je leur ai répondu : « et si vous observiez cette sensation de  » difficile » vous pourriez certainement découvrir une autre perspective de cette difficulté. »

Dans la vie quotidienne, quand vous ressentez quelque chose de bien ou  de mauvais, vous avez certainement tendance à « devenir » ce ressenti, comme tout le monde d’ailleurs. Vous devenez cette colère, ce bonheur exubérant, cette fierté, cette peur ou cette tristesse. Vous devenez aussi toutes les pensées qui viennent avec l’émotion ou la sensation!

Trouver un espace où vous n’êtes pas toujours dans une course effrénée de pensées et d’émotions est peu évident, parfois même exigeant.

Si la pensée ou l’émotion est trop difficile à regarder et cela arrive parfois, comme c’était le cas comme avec mon dos, il faut se concentrer ailleurs. Sur une pensée ou un état qui vous est moins prenant, moins envahissant.

J’aurais pu dire aux étudiantes de yoga « Vous trouvez cela difficile ? Concentrez-vous alors sur votre genou ou sur les bruits qui vous entourent. Observez votre genou ou observez ces bruits ! ». Un genou, ce n’est peut-être pas très inspirant, mais c’est moins exigeant à observer que ce qui est douloureux ou difficile!

Devenir observateur, c’est apprendre à regarder nos pensées et nos émotions, les belles comme les moins belles, avec pour seul objectif de les regarder. C’est un changement de perspective qui nous permet de mieux nous connaître !

PETIT PRINCE, RENARD ET MÉDITATION BOUDDHISTE

En devenant observateur, vous changez un peu de perspective dans la mesure vous n’êtes plus orientés vers le « problem solving » cherchant à trouver une solution au problème pour en être soulagé.

Dans la méditation bouddhiste, il ne s’agit que d’observer.  Cela devient assez vite reposant lorsque vous arrêtez de chercher à observer.

Comme le Petit Prince qui pendant plusieurs jours s’est présenté devant le renard pour l’apprivoiser, vous faites de même avec votre esprit, ses pensées et ses émotions. Le simple fait d’être là, « to show up » comme le disent les Américains, est tout ce qui est important. Le travail de distanciation, d’apaisement, de calme se fait de lui-même. Il faut simplement lui laisser un peu de temps, ne pas lui faire peur. Notre esprit est un peu sauvage, comme le renard.

Vous pouvez ainsi apprendre à observer vos émotions et vos pensées, sans en chercher l’origine – vote copain qui vous a frustré, ce contrat annulé, cette voiture qui a embouti la vôtre. Vous observez ainsi la simple pensée, la simple émotion, car elle existe en vous, indépendamment de ce qui s’est passé avant et de ce qui se passera après. Le fait d’aller en chercher l’origine, d’en projeter les conséquences ou de vouloir la résolution du problème ou l’éternelle continuité de joie vous amène à être envahi par l’émotion ou la pensée. 

C’est le simple fait d’observer ce qui nous habite maintenant et de croire que cette simple observation a un effet positif sur vous-même, jusqu’à ce que vous en fassiez l’expérience. Tant de recherches scientifiques démontre déjà ces effets bénéfiques!

Puis peut-être avez-vous mille et une émotions, mille et une pensées, qui sont difficiles à distinguer les unes des autres. Il s’agit d’en prendre une à la fois.

DEUX MINUTES ET VOUS VOUS SENTEZ MIEUX !

Pour commencer, être observateur pendant 2 ou 4 minutes est bien suffisant. Peut-être au début ce sera 30 secondes. L’important est simplement de cultiver cela. Le plus souvent, c’est possible !

  1. Commencez par le souffle. Observez votre souffle pendant 30 secondes pour rassembler votre esprit.
  2. Observez votre état. Y a-t-il une pensée, une émotion qui prédomine?
  3. Choisissez-en une. Observez-la simplement, sans en chercher la cause ou les conséquences. Regarder cette sensation. Si des pensées en émerge regardez les monter, ne les jugez pas, ne cherchez pas à les taire, gardez plutôt en tête que vous êtes observateur, que vous êtes un simple témoin de ce qui se passe.
  4. Vous pourriez aussi ne penser à rien et ne rien sentir alors que vous choisissez enfin, aujourd’hui, de vous arrêter et de devenir attentif , observez cet état de « rien » si tel est le cas! Si un état se dessine enfin, observez-le.

Prenez le temps chaque jour de pratiquer cette capacité d’observation en vous plaçant dans une position confortable (assis sur une chaise ou debout à l’ombre d’un arbre par exemple). Je vous assure qu’à force vous allez trouver l’exercice devient de plus en plus facile et vous allez rapidement en sentir les bénéfices. Pensez au petit prince! 🙂

Dans les commentaires, dites-moi quels sont les difficultés ou les bienfaits que vous rencontrez lorsque vous méditez. Rencontrez-vous des difficultés avant même de méditer ? Je pourrai certainement vous donner d’autres trucs !

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Noemie

Comments

Julien
Reply

Bonjour,

Je trouve vraiment votre article très intéressant, il permet aux personnes ne connaissant pas le yoga et son état d’esprit de s’en apprivoiser. A travers vos mots, vous faite aimer le yoga et j’en suis très content.
Mention spéciale pour le paragraphe « Devenir observateur ou devenir plus tendu, là est la question ! » 😉

En vous remerciant,

Julien

Noemie
Reply

Bonjour Julien !

Merci beaucoup pour votre commentaire. Le yoga mérite en effet d’être apprivoisé et découvert. C’est un si bel outil pour vivre mieux!

Au plaisir,

Noémie

Jenn
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Merci Noémie pour le partage de ton témoignage, des liens et sens que tu en retires… Oui, j’aspire à cette « pause observatrice » associée à la pratique méditative, l’attention, que tu décris si bien.. ça sent le vécu 😉
de mon côté, disons qu’à la place du mal de dos.. ce qui prend pas mal de place, c’est mon anxiété (je suis en transition pro.. et elle s’accentue depuis que j’ai quitté mon ancien poste pro..); mes tensions « chroniques » en découlant… et puis, depuis près de 9 mois : acouphènes chronique du côté de mon oreille gauche….. hum hum ! Disons que je suis « motivée » à garder 1 oeil sur ton blog… cet article, notamment, vient ancrer mon apprentissage de laisser être… quitte à défocuser, tout en m’apprivoisant à 100%…. merci à toi… ravie de connaître yogalavie… j’ai rejoint le programme Yoga Nidra…… C’est bizarre de me rendre compte que c’est mon « mal-être » qui me fait me poser… prendre soin de moi comme jamais…. moi qui, à la base, n’est pas « copine avec le Yoga » … ta pédagogie rend le chemin transitoire plus doux pour ainsi dire….Merci pour l’ambassadrice Santé que tu incarnes…….

Noemie
Reply

Bonjour Jenn ! Merci pour ton beau témoignage et la générosité de ton message ! En effet, nous avons chacun un espace plus vulnérable en nous : visible, invisible, audible, physique, psychique… Quelle que soit sa nature, il peut être un juste repère pour apprendre à s’écouter et à prendre soin de soi, tel que l’on est. C’est souvent lorsque nos douleurs (physique ou intérieurs) atteignent l’insupportable que l’on cherche vraiment des solutions. C’est tellement humain ! C’est à ce moment que l’on plus disposés à se pencher vers le mieux-être. Bravo pour ton cheminement, bravo pour tout ce courage que tu mobilises en toi, j’espère sincèrement que le programme de Nidra et les outils de Yogalavie sauront te soutenir dans ce cheminement en toi. C’est un beau chemin, même si c’est très exigeant. N’hésite pas à m’écrire davantage si le besoin se fait sentir. Au plaisir !

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